Skip navigation

Pierre Morin a 45 ans et il partage sa vie avec France, sa charmante conjointe, depuis plus de 25 ans. Joliettain pure laine, il est un cuisinier hors pair faisant lui-même ses sushi et ses pâtes. Jardinier talentueux et amateur de jazz, Pierre cache un tempérament bouillant et extrêmement compétitif lorsqu’il est dans l’arène politique.Pierre a grandi dans une famille où la politique était au centre des activités familiales. Son grand-père maternel a été l’organisateur politique d’Antonio Barrette, qui fut premier ministre du Québec, en 1960. Du côté paternel, le grand-père de Pierre était un fervent sympathisant de Jean Lesage. On peut facilement imaginer le climat lorsque les parents de Pierre se sont rencontrés! Ceux-ci figuraient parmi les militants fondateurs du Parti québécois dans le comté de Joliette. On peut dire que la politique, Pierre est tombé dedans lorsqu’il était très jeune. « Sans comprendre vraiment ce que c’était à l’époque, j’ai participé à ma première campagne électorale en 1973, à l’âge de 11 ans. Je distribuais des dépliants pour le candidat qui fut défait deux fois dans Joliette, un certain Bernard Landry. On m’a payé 2$ pour mes services, »raconte-il. Alors cégépien, Pierre fut l’un des cofondateurs du Mouvement étudiant pour le oui (Méoui) en 1980. « Le référendum de 1980 fut ma première véritable expérience de militantisme. Le résultat fut pour moi une grande déception. »Après son passage au cégep, Pierre décroche un baccalauréat en science politique à l’UQAM. Il en débute ensuite un second, celui-là en communication. « C’est alors que j’ai reçu une offre pour devenir attaché politique. J’ai décidé d’aller apprendre les communications sur le terrain. » De 1979 à 1994, il sera impliqué au PQ. « Au lendemain de l’élection générale de 1994, j’ai retourné ma carte de membre parce que j’en avais ma claque du Parti québécois. » D’abord déçu d’une série de déchirements internes qui ont suivi l’épisode du beau risque, il le fut encore plus de la radicalisation du parti qui vieillit très mal et qui traîne toujours de lourds boulets en son article 1 et ses dogmes interminables. À ce moment, Pierre sent qu’il a un réel besoin de passer à autre chose. La politique provinciale lui a laissé un goût amer et il réoriente sa carrière.

Il devient consultant et travaille à son compte. Il décroche beaucoup de contrats intéressants et développe un nouveau réseau de contacts. Étant cependant incapable de se passer de la politique, il s’implique dans tous les paliers politiques autres que provincial, du scolaire au fédéral en passant par le municipal. C’est en 2002 que Pierre fait ses débuts à l’ADQ. Ayant toujours apprécié les idées et le talent du chef Mario Dumont, il était de plus en plus intéressé par l’Action démocratique du Québec. C’est donc juste avant l’élection partielle de juin 2002 qu’il reçoit un appel de la candidate adéquiste dans Joliette, Sylvie L’Espérance, qui lui demande d’être son organisateur en chef pour la campagne. « Je dois avouer qu’elle m’a véritablement surpris, d’autant plus que j’avais contribué à la battre à deux reprises alors qu’elle était candidate libérale par le passé. J’ai accepté de la rencontrer. Après seulement 10 minutes, j’ai constaté que nous étions sur la même longueur d’ondes. » Entouré d’une bonne équipe, Pierre a grandement contribué à l’écrasante victoire de l’ADQ dans Joliette. Sylvie L’Espérance embauche alors Pierre à titre de responsable du bureau de comté. « Ce fut un défi fort enrichissant. Et il est très intéressant de souligner que pendant le mandat où Joliette a choisi de faire confiance à l’ADQ, ce comté qui est l’un des plus anciens au Québec était représenté par une femme pour la première et seule fois à ce jour. »


En 2003, c’est la déception. L’ADQ perd le comté de Joliette. « J’ai eu beaucoup de difficulté à m’en remettre. Celle-là, je l’ai pris personnelle. Voir Sylvie L’Espérance être battue par un apprenti était extrêmement désolant. Et pire encore, ce fut le sentiment que j’ai eu lorsque j’ai vu mon chef faire son discours le soir de l’élection, avec 20% des voix et toujours quatredéputés, malgré tous les efforts qui avaient été faits. Pensons-y honnêtement : 20%, c’est quand même 1 électeur sur 5, c’est intéressant. Mais notre système dépassé nous donnait 3% des sièges. J’ai alors décidé de retournerà mes contrats, » explique Pierre, visiblement amer.

Les mois passent, la poussière retombe et celui qui fait de la politique depuis toujours grince des dents lorsqu’il voit les débats publics au Québec. Il a le goût d’y participer, c’est plus fort que lui. Après de longues discussions avec son ami et conseiller du chef à ce moment, Éric Duhaime, Pierre va à Québec rencontrer le directeur de cabinet de Mario Dumont, Alain Sans Cartier. « Quand on m’a offert un poste au cabinet du chef, je n’ai posé qu’une seule question: est-ce que je vais travailler pour le futur premier ministre du Québec? La réponse m’a décidé à dire oui et j’ai fait mon entrée à Québec en janvier 2004. » Le 30 octobre 2005 est une date qui restera gravée dans la mémoire de Pierre et celle de ses collègues de l’Assemblée nationale. C’est alors qu’il apprend qu’il devra se battre contre une terrible maladie. Extrêmement rare, le syndrome Guillain-Barré est une polyradiculonévrite aiguë, c’est-à-dire une atteinte deplusieurs racines de nerfs périphériques de nature inflammatoire de survenue assez brutale. Il se traduit par des paralysie plus ou moins étendues qui, dans un petit nombre de cas seulement, persistent et entraînent un handicap définitif. Le syndrome de Guillain-Barré atteint indifféremment homme et femme, quel que soit leur âge, et touche environ1 personne sur 1000. « C’est l’épreuve la plus difficile de ma vie! Lorsque je vais m’en sortir, je vais être plus fort qu’avant. Il faut tout réapprendre.Que ce soit, marcher, écrire, me tenir en équilibre, mon corps a tout oublié. Je dois revenir de loin en arrière. »Mais n’ayons crainte, Pierre a un excellent moral et démontre des signes extrêmement encourageants. Sa réhabilitation se passe bien et il ne devrait pas garder de séquelles significatives.

Son objectif est d’être fin prêt pour mener la prochaine bataille électorale. À cet effet, Pierre est très enthousiasmé. « Oui je suis optimiste, parce que d’une part les Québécois sont déçus de s’être fait avoir en 2003 par Jean Charest qui a abandonné tous ses engagements saufs ceux quirapportent aux amis du parti et que le PQ a démontré avec sa « saison des idées » et « Chef académie » qu’il était sclérosé, délaissé par sa gauche et de plus en plus radical. L’ADQ présentera une plateforme électorale qui répond aux besoins réels, tournée vers l’avenir et respectueuse des valeurs québécoises. Entre Jean Charest qui aura un bilan horrible à défendre, André Boisclair qui est plus que vide de contenu et Mario Dumont qui a fait ses devoirs et qui aura une superbe offre politique à faire aux Québécois, la bataille sera loin d’être facile pour nos adversaires. Les sceptiques risquent d’être confondus. »

http://www.bibliotheque.assnat.qc.ca/01/PER/808738/2006/Vol_2_no_04_(22_mars_2006).pdf (p.7-9)

One Comment

  1. toujours intéressant tes billets :)n « reflexion sur un blog paleoconservateur » : ça m’a quelque peu fait souire🙂 bonne continuaton !


One Trackback/Pingback

  1. […] Pour en savoir davantage sur Pierre Morin. […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s